dimanche 30 août 2009

Tiroirs

Sur tes lèvres, je me suis brulée, Doux rêves, à tes braises attisées,
Dans ta bouche, j’ai pour nom vengeance, Le désir nait de ma déchéance.

Éclats de boue sur tes jambes. Éclaboussures de pluie métal froide. La poussière est âcre dans tes sinus, épaisse, humide. Tes talons sont fichés dans le sol devenu marécage, l’eau goutte du bas de ta jupe sur tes escarpins rouges. Tu dégoulines. Des frissons à gouttelettes dégringolent dans ta nuque. Ma vénéneuse, ton poisson acide est dissout dans des larmes grises.

Ton corps se trempe, tes flammes sont noyées par le torrent du ciel. Tu n’est pas femme à te battre contre un ennemi si peu visible, aussi te contente tu d’injurier la pluie, tes yeux incolore tournés vers le sol impavide, oui, ton regard gris dans le ciel gris, pupilles noyées, cils battant à se rompre. Que n’ai-je pas donné pour assister à ce combat ! Toi flamme parmi les femmes, sous le déluge qui défait ton visage, colle tes vêtements à ta peau, détrempe et lisse les ondulations de ta chevelure, te redonne, enfin, ta forme originelle. A courbe de ta bouche semble dire; viens là, abats-toi sur moi, c’est inutile et tu le sais, je ne tomberais pas, tu peux bien me noyer, me détremper jusqu’à me remplir, ça ne suffira pas, je me tiendrais droite et je te regarderais.

lundi 3 août 2009

Rondeur couleur d'épi

Ma douce rebelle pacifique, qui ne sait même pas pourquoi elle va en cours...Petite fioriture, petite pourriture, sac sanglé sans trêve sur le mur de ton dos, cheveux au vent sur ton vélo, ma douce petite rêveuse qui veut changer le monde et qui rate ses métros.
Toi qui met des mots pour combler tes vides, comme des milliers d'autres avant toi, phrases passerelles sur les gouffres qui te constituent, tue, tu, toi, lui, elle, cases séparées comme autant de sinécures avouées.

Un grand homme noir, habillé d'une tache de ciel bleu roi, tache de peinture ou de sulfure, crêve cœur au temps ancien, de ton royaume ou poudroie l'or des fresques, ta robe fait tache dans le décor, pantoufles à carreaux, éternités colorés à la gouache, bradés au mangeurs de chair humide, danse de la pluie façon Damart, grand homme noir.

Tel Thétis plongeant Achille dans les eaux du styx, elle l'attrapa par le cœur et la plongea dans ses eaux. En un instant, Cécilia fut submergée, noyée dans l'odeur citron sucré chocolat anonyme qui se dégageait d'Alice. Des mois durant, ce fut son oxygène. Partout ou Alice allait, Cécilia la suivait comme son ombre, le nez dans ses cheveux, ne vivant que par elle, ne respirait que par elle. Amoureuse à la folie, comme tout les amours à 16ans.

Et lorsque enfin ce fut fini

j'ai vue une siréne dans l'eau du Rhône. Elle nageait contre le courant, sans bouger de sa place. Ses cheveux était du bleu électrique des sacs en plastiques, sa colonne dorsale était un bambou, son corps d'eau ondoyante, et elle avalait des branches par le milieu. Les feuilles et les déchets faisaient des motifs sur sa robe.

dimanche 5 juillet 2009

Les larmes de rires sont en sucre.

Oh, Femmes insurmontables, femmes intolérables, femmes acides et douces, au coulures de miel s'échappant de vos bouches, lèvres si caressantes et pourtant vous mordez.

Poupée au yeux pluvieux, toi qui fut ma déesse de strass, l'amour désuet de mes années de doutes, tu m'as détruite avec plus de fougue qu'un pourceau avide de sa nourriture. Aujourd'hui ton empire est mort. Tu n'as pas plus de valeur qu'une voisine de palier, qu'une camarade de classe sans importance, et parfois même je te déteste, mais pas longtemps, pas trop fort, sans l'obsession et la haine d'avant.

Fais moi pitié, ne me fais plus rien, griffe ma peau, elle ne se transperce pas. Tu m'as tout donné, tout appris, beaucoup détruit, mais le temps est la meilleure des pommades pour les bleus de l'âme. L'obsession est un cancer des sentiments, pour lequel il n'y a pas de chimiothérapie. On en guérit ou on en meurt, et souvent pas hasard. J'ai attendu des heures dans un lit d'hopital, et il avait pour nom "conscience". J'ai détruit des choses dans mes accès de rage, j'ai traversé des femmes en les appelant par ton prénom. C'est un homme qui m'a sauvé. J'ai aggripé mes mains dans les boucles de ses cheveux et je ne l'ai plus laché. Aujourd' hui encore quand je sers les doigts je peux sentir que tout ne s'écroule pas, que rien ne s'écoule d'entre mes doigts vers le sol.

mardi 30 juin 2009

Ma sanguinaire, tu n'es qu'une catin

j'ai parfois l'impression d'être une espèce de chaudasse, concentrée sur le dessous des ceintures. Quand l'autre n'a pas son quota de plaisir, j'ai l'impression que je ne vaux rien. Je n'en reviens pas que l'on s'intéresse à moi, que l'on puisse me demande de recevoir.

J'ai toujours donné, depuis le premier souffle de plaisir qu'on insuffla à mes lèvres, j'ai toujours été l'active, l'amante, l'objet, celle qui amène à la jouissance et qui se débrouille toute seule ensuite. Je tirais mon plaisir de l'odeur des fantasmes, cette odeur inqualifiable des danseuses harassées, ce mélange de sang, de sueur et de sexe qui me faisait tourner la tête. Quand j'aimais, je donnais l'ardeur et je prenait l'odeur, l'âme, je me nourrissais de beauté éternelle D'autant plus éternelle qu'après leur passage dans mes bras, mes splendides victimes étaient toujours aussi belles. Telles des fleurs immortelles, je pouvais les respirer sans les faner.

Et pourtant, comme je l'aurais voulu ! On appelait fascination les regards exaltés que je leurs lançaient, quand le mot juste aurait été gourmandise. Je voulais non pas les respirer, comme je m'en contentais, mais les dévorer, me nourrir de leur beauté jusqu'à être enfin rassasié de plaisir, et cela n'arrivais jamais. Je ne désirais qu'être la dernière récipiendaire de leur âme, et je n'étais qu'une amante de passage.

Pour me venger, je traversais de plus en plus de corps, sans parvenir à rien. Je n'étais pas une ma mangeuse de femme.

samedi 27 juin 2009

Tu l'as sur le bout de la langue, derrière l'oreille, bien chaude dans les doigts, prête à couler dans le clavier et...

Et bah non, tu peux crever. Ta discussion trop sérieuse super importante genre celle qui va trop changer ta façon de voir la vie tellement tu vas devenir adulte après, tu l'as dans l'os, et bien profond jusqu'à la moelle. Oui ma puce, c'est pas ce soir que tu va virer Soft & Clean.

Etre Preppy c'est tout un mode de vie. Je crois que l'on connais tous des preppys quelque part dans notre entourage. Vous savez bien, ces gens beaux, gentils aimable, rayonnant. Vous savez, du genre Je mange bio Je fais du sport Je suis bien dans ma peau. Et surtout, je couche pas avant le mariage.

Et je voudrais tellement être une Preppy ! C'est cool d'être preppy ! On est toujours bien coiffée. On porte que du 38, voir moins, et même quand nos robes sont ras le mariage on peut danser les jambes en l'air on verra pas notre culotte. On commence à bronzer en avril, et de façon uniforme. Notre cire pour les jambes dure 4 ans. On rencontre notre mari dès l'entrée au lycée, et il nous adore pour toujours, car dès l'instant ou il nous a vu courir pour pas rater le bus, dans notre robe à fleurs 7 for All Mankind, il est tombé irrémédiablement amoureux de nous. On a toujours des bonnes notes en philo. On s'est autoréalisée. Notre balayage californien est naturel. Notre mascara est water-proof mais se démaquille à l'eau.Notre meilleure amie l'est pour la vie. On fait du piano.


Sinon on peut être normale, c'est drôle aussi. Mais moins.

Nos cheveux sont ni lisses ni bouclés, ils sont moches. On fait plutôt du 40, et des qu'on met un tee-shirt blanc on voit notre soutien-gorge. On a des coups de soleil. On doit se raser les jambes un jour sur deux. On tombe toujours amoureuse de, au choix, Messieurs BOULET, BADBOY Jte-baise-jte-quitte, ou PLAN FOIREUX. On est une brèle en philo. On en est encore au racines. Qui ne sont pas de la couleur de nos pointe. Quand on se frotte les yeux ça nous fait ressembler à un panda. Personne ne nous aime. On sait même pas jouer du triangle.

Super Goudou is so sexy in RED

Comme dirait Léo-le-gay. Et c'est moi qu'on traite de goudou. Halala... J'aime pas ce mot, ça fait doudou.

J'ai l'impression que ma copine du miroir du couloir me dit:
Mais putain elle est courte, elle est décolletée, elle est moulante, elle est rouge, ta robe ! C'est pas qu'il y a marqué "300euros de l'heure" dessus, mais quasiment !

Ah, toi, depuis que Céline t'as dit... tu te sens plus. Et quand A... a rajouté que tu ..., là c'était fini de ta modestie. 300euros de l'heure, rien que ça. Enfin, comme dirait le perroquet dans Betty Boop, avec les jambes que t'as, ton avenir est assuré.

Et je parle pas des pareschocavant. Figure toi que j'ai fais mumuse avec un mètre ruban dernièrement, et qu'il y a folie d'expansion. mercredi c'était courses de lingerie. Je suis Sensée, mais tu comprendra mieux à voie haute.
Oui. Sensée.

Mais sache le, catin + couvre lit mickey ça marche pas. Dans tout les cas, pense bien à mettre les misérables près du lit ! C'est toujours utile...

Et là on se demande le rapport entre Victor Hugo et ma vie sexuelle.

vendredi 26 juin 2009

Chasse au Gazon

Ma Lionne. Ou ma Tigresse, comme dirait Gazon. Ce qui est plus classe, puisque les tigres mangent les gazelles. On va dire que je suis une Tigresse végétarienne, ce qui explique pourquoi je mange du Gazon.

Mais je suis évolué, comme bestiole. J'ai un faible pour les circuits électrique. C'est parce que je suis un peu une
copine de geek.

Surtout à longue jambes, et le cheveux bouclé au vent.

Maïté a dit "des bébés, des bébés !" mais vu la vélocité avec laquelle les animaux domestiques fuient ma maison, je vais attendre un peu. Et puis il aurait l'air fin, maxi-miasme, avec une mère pas cap' de faire cuire correctement des tortelinnis. Qui lui ferait porter des tee-shirt Barbie is a Slut, même et surtout si c'est un garçon.


Nan franchement, j'vais déjà essayer de faire tenir une plante en pot deux semaines et on en reparle ! D'ici un an.