Oh, Femmes insurmontables, femmes intolérables, femmes acides et douces, au coulures de miel s'échappant de vos bouches, lèvres si caressantes et pourtant vous mordez.
Poupée au yeux pluvieux, toi qui fut ma déesse de strass, l'amour désuet de mes années de doutes, tu m'as détruite avec plus de fougue qu'un pourceau avide de sa nourriture. Aujourd'hui ton empire est mort. Tu n'as pas plus de valeur qu'une voisine de palier, qu'une camarade de classe sans importance, et parfois même je te déteste, mais pas longtemps, pas trop fort, sans l'obsession et la haine d'avant.
Fais moi pitié, ne me fais plus rien, griffe ma peau, elle ne se transperce pas. Tu m'as tout donné, tout appris, beaucoup détruit, mais le temps est la meilleure des pommades pour les bleus de l'âme. L'obsession est un cancer des sentiments, pour lequel il n'y a pas de chimiothérapie. On en guérit ou on en meurt, et souvent pas hasard. J'ai attendu des heures dans un lit d'hopital, et il avait pour nom "conscience". J'ai détruit des choses dans mes accès de rage, j'ai traversé des femmes en les appelant par ton prénom. C'est un homme qui m'a sauvé. J'ai aggripé mes mains dans les boucles de ses cheveux et je ne l'ai plus laché. Aujourd' hui encore quand je sers les doigts je peux sentir que tout ne s'écroule pas, que rien ne s'écoule d'entre mes doigts vers le sol.
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